La difficulté propre à l'indemnisation du dommage corporel.

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L'indemnisation d'une victime d'un dommage corporel suppose la vérification de l'existence d'une lésion qui est en lien direct avec le dommage.

La lésion n'est autre que l'atteinte physique et/ou psychique de la victime.

La lésion est la concrétisation de l'existence d'un dommage.

Que couvrira l'indemnisation du dommage corporel subi par la victime ?

L'indemnisation couvrira le préjudice de la victime.

Mais comme il n'est pas question de faire supporter à l'auteur du dommage une réparation sans rapport avec l'accident, la victime doit prouver que sa lésion est en lien direct, certain et exclusif avec le fait accidentel.

Au plan pratique, la victime doit prouver le fait accidentel et les conséquences de ce fait accidentel sur sa personne.

La lésion qui fera l'objet d'une réparation doit strictement résulter de l'accident.

Cette lésion une fois consolidée (stabilisée) peut engendrer des séquelles.

Les séquelles après consolidation font aussi partie du droit à la réparation intégrale du préjudice.

C'est la raison pour laquelle le préjudice actuel et le préjudice futur sont distinctement indemnisés.

L'avocat est chargé notamment de rassembler tous les éléments qui prouvent l'existence et l'étendue du préjudice de son client.

Ces professionnels (Expert – Avocat) utiliseront une méthodologie propre à leur spécialité.

Cette méthodologie est guidée par la nomenclature DINTILHAC, destinée à référencer les préjudices liés aux dommages corporels.

Sans valeur juridique, l'usage de cette nomenclature a été rendu obligatoire par la loi du 21 décembre 2006 qui impose aux organismes sociaux (sécurité sociale, MSA, mutuelle, organismes de prévoyance...) d'exercer leurs recours « poste par poste ».

Cet outil de référence a le mérite de consacrer l'existence de préjudices patrimoniaux (économiques) et extra patrimoniaux (qui n'ont pas de valeur pécuniaire) distincts.

Ces préjudices distincts sont répertoriés avant et après consolidation (stabilisation des blessures).

Grâce à cette nomenclature les différents acteurs (médecins, avocats, juges...) selon leurs modes d'évaluation et selon les barèmes (concours médical, évaluation médico-légale, barème de la gazette du Palais, barème de droit commun) mesureront les préjudices liés à l'accident.

En toute hypothèse la victime ou sa famille doivent envisager leur dossier d'indemnisation pour la reconnaissance de la totalité de leurs préjudices avec un avocat habitué à ce type de saisine, de négociations et de combat.
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